Regardez les faits réels sur la baudroie

Regardez les faits réels sur la baudroie

Le « Caturday » est de nouveau arrivé, il est donc temps de regarder des animaux faire des trucs ! L’animal du « Caturday » d’aujourd’hui est la baudroie, un ordre taxonomique ancien de poissons osseux apparu il y a quelque 100 à 130 millions d’années (à l’inverse, les humains ne sont que des bébés évolutifs, étant apparus il y a seulement 2 à 6 millions d’années).

Les baudroies tirent leur nom de leur mode de vie : bien avant que les pêcheurs humains n’apparaissent sur la planète, les baudroies étaient des pêcheurs habiles. Ces poissons restent immobiles et se fondent dans le paysage en agitant une canne à pêche avec un leurre à rabat sur le bout pour attirer des animaux peu méfiants suffisamment près de leur énorme bouche pour finir par devenir le prochain repas de la baudroie. Cette stratégie est connue sous le nom de chasse « assis et attend ».

La « canne à pêche » de la baudroie est appelée « objet ondulé » dans la vidéo qui l’accompagne. Cette « chose ondulée », plus connue sous le nom d’illicium, est en fait une adaptation évolutive des trois premiers rayons osseux de la nageoire dorsale, qui font stratégiquement saillie entre les yeux de la baudroie, très près de sa mâchoire supérieure. À l’extrémité de l’illicium se trouve une excroissance irrégulière, appelée esca, qui se déplace librement dans toutes les directions et agit comme un leurre lorsque l’illicium est agité.

Les bactéries luisantes qui colonisent l’esca de certains poissons de pêche à la ligne sont des bactéries marines symbiotiques qui métabolisent certains produits chimiques pour créer leur propre lumière, connue sous le nom de bioluminescence. En général, les baudroies bathybenthiques, qui vivent dans les profondeurs les plus sombres des océans du monde, dépendent de symbiotes bactériens bioluminescents pour leur survie. En plus de loger ces bactéries pour agir comme un leurre lumineux, les baudroies fournissent à leurs symbiotes bactériens certains des produits biochimiques nécessaires à la production de lumière.

Certains poissons, en particulier la famille des diables de mer bathybenthiques (Ceratiidae), ont développé une méthode de reproduction inhabituelle. Les femelles n’atteignent leur pleine maturité sexuelle qu’après qu’un mâle de l’espèce ait trouvé et se soit attaché au corps de la femelle en mordant dans sa peau. Le corps du mâle fusionne avec celui de la femelle, devenant ainsi un parasite qui tire tous ses nutriments du système circulatoire de la femelle-hôte. Le corps du mâle se transforme au fil du temps en une simple paire de gonades.

Les scientifiques pensent que la raison évolutive de ce mode de reproduction est due à la rareté des rencontres individuelles en haute mer. En s’attachant au corps de la femelle, les deux poissons sont assurés de s’accoupler lorsqu’ils sont prêts à créer la prochaine génération.

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